Luca Toni blessé, Roberto Donadoni titularise Filippo Inzaghi à la pointe de l'attaque, soutenu par Del Piero et Camoranesi. Derrière, le Palermitain Andrea Barzagli remplace Marco Materazzi.
Dès le coup d'envoi, la tension est aisément palpable, et a la 6ème minute, Makélélé écope d'un avertissement pour un coup de coude sur Del Piero. Le round d'observation s'éternise. Au milieu du terrain, les duels sont âpres, Pirlo et De Rossi contiennent Ribéry et Malouda et peuvent orienter le jeu. Si les offensives se déroulent de façon sporadique, le défi physique a bien lieu. Les français tentent de passer dans l'axe tandis la Squadra Azzura utilise les couloirs, notamment le droit, Oddo combinant avec Camoranesi, très actif. Toutefois, les deux formations se découvrent peu, l'objectif étant de restreindre la marge de manoeuvre de l'adversaire. La france qui ne parvient pas à créer le décalage, en raison de deux rideaux défensifs imperméables, tente de combiner plus vite que leurs adversaires, les Italiens ne sont guère plus incisifs et s'en remettent aux coups de pied arrêtés d'Andrea Pirlo. Au quart d'heure de jeu, ce dernier frappe un corner à destination de Cannavaro, plus prompt qu'Abidal au second poteau. Bien placé, Landreau dévie le ballon
L'Italie a du mal à emballer la partie, mais se crée deux belles occasions à la demi-heure de jeu. Malgré deux, trois fautes non sifflés sur Zambrotta dans son couloir, celui ci parvient a transmettre à Del Piero qui tente le une-deux avec Camoranesi : le tir de "Pinturricchio" manque de conssistance et Landreau peut se saisir de la balle. Pirlo glisse ensuite à Inzaghi. "Superpippo" se retourne et tente une frappe puissante en rupture dans un angle fermé, mais celle-ci termine sur la barre transversale des buts. Le rythme s'accélère quelque peu en fin de première période. Peu inquiété devant la surface, Ribéry fixe la défense, repique dans l'axe avant de tenter une frappe hors cadre. Ultime soubresaut de cette première période, une remise d'Anelka dos au but pour Malouda dont la demi-volée est captée par Buffon. Le score à la pause semble parfaitement logique, la rencontre est équilibrée et les deux équipes quadrillent activement le terrain. Ribéry tente de provoquer sur son côté mais n'y parvient pas, tandis que Pirlo pose des problèmes à l'organisation française par son jeu long.
La Squadra Azzurra tente de sonner la révolte au retour des vestiaires. Sur un nouveau corner, Andréa Pirlo dépose le ballon sur la tête de Barzagli au second poteau. Le gardien français se montre une nouvelle fois vigilant. Dans la minute qui suit, Camoranesi décoche une frappe puissante des 18 mètres boxée par Landreau. L'Italie semble prendre l'ascendant sur son adversaire mais est rapidement rappelée à l'ordre : Anelka, bien lancé en profondeur côté gauche défit Buffon. Le gardien turinois, bien sorti, remporte brillamment son duel face au buteur de Bolton. Sur un bon service de Diarra, Ribéry réussit ensuite un centre en retrait, ne trouvant pas preneur. Donadoni recadre les siens et décide d'apporter du sang neuf. Perrotta prend la place de Camoranesi avant qu'Inzaghi, sevré de ballons, ne cède sa place au nouvel attaquant du Shaktar Donetsk, Cristiano Lucarelli. Del Piero pas a son niveau habituel, est remplacé par Di Natale, mais sans réussite.
Exténués par une rencontre tendue, les Azzurri terminent le match sans se créer d'occasions décisives. La faute aussi a une préparation physique moins avancé, le Calcio comptant actuellement 2 journée a son actif contre 5 à l'equipe de france, qui récupère malgré tout ce qu'elle était venue chercher ... le point du nul.
Dans un San Siro pourtant chauffé à blanc, les deux formations restent donc dos à dos au terme de la rencontre.
Viva Italia !!!!!

